Paris tend progressivement à devenir la ville verte de référence en Europe en matière financière. Pour cela, la ville s’appuie sur les cleantech qui ont représenté 20 % des introductions en bourse cette année et ont rejoint les grands noms de la transition énergétique à la Bourse de Paris. 

Mais la cleantech, c’est quoi au juste ? Elle désigne l’ensemble des nouvelles technologies et modèles commerciaux ayant un rendement compétitif tout en répondant aux enjeux mondiaux. 

Ainsi, comment se traduit l’arrivée des Cleantech dans la bourse de Paris ? Faut-il considérer que l’environnement actuel tend à favoriser l’insertion de telles technologies ? 

Les Cleantech, facteurs clés du succès

Pour beaucoup, 2021 s’avère être une année très riche pour la liste des technologies propres, tant les technologies de pointe (dont certaines sont inégalées) participent à la transition énergétique et à sa préservation. Ces stars de l’entreprise au profil de startup visé. Elles rejoindront les acteurs de la bourse mondiale qui sont déjà respectueux de l’environnement comme Veolia Environnement, économes en énergie comme Schneider Electric et Legrand, ou qui ont pris le virage des énergies vertes comme Engie… Cette spécialité de la place de Paris est entretenue par son opérateur, Euronext, et accueille cette année 12 clean techs. Euronext rappelle que son développement « commence avec l’introduction en bourse d’Hoffman Green Cement en 2019 », qui a été « la plus grosse croissance d’Euronext depuis la création de ce marché » et a généré un chiffre d’affaires de 65,6 millions d’euros. 

Un écosystème favorable

Le thème est « très européen », ajoute Suzanne Senellart, responsable de la stratégie actions environnementales européennes pour la société de gestion Mirova. 

Mais la France est très prolifique dans ce domaine. Depuis 18 mois, on assiste à un vrai rebond en faveur de ces très petites capitalisations porteuses d’innovation de rupture. Tout à coup, les investisseurs se sont découvert un appétit pour cela. Pourquoi aujourd’hui ? Nous sommes à la croisée des chemins », poursuit Sae Yamamoto Senerato. Il existe de nombreuses initiatives très innovantes pour apporter des solutions à la décarbonisation, à la conservation de la biodiversité et aux ressources durables. Mais elles ont besoin d’argent pour aller plus loin. Cet écosystème français est aussi le résultat d’une combinaison de profils « ingénieur et entrepreneur » qui distinguent les fondateurs de ces startups. Par exemple, les experts de Mirova citent Veolia, Danone et L’Oréal comme des promoteurs très enthousiastes à l’égard de la planète et, dans ce dernier cas, soucieux de l’opinion des consommateurs sur leur marque. Ce document fournit un « écosystème » complet d’entreprises de toutes tailles pour faire de Paris un lieu vert, innovant et diversifié dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la chimie, de l’énergie verte, de l’hydrogène, de l’eau, des déchets ou des équipements. 

Au vu de la situation, tout semble jouer pour que Paris continue de s’imposer comme une place financière verte, et pour cela, elle pourra compter sur l’ascension des cleantechs.